Comprendre ses blessures pour mieux avancer

Dans ma pratique de la psychothérapie à Lyon, je rencontre souvent des patients qui souffrent d’anxiété sans comprendre d’où vient leur mal-être. Lise Bourbeau propose un modèle simple et efficace : celui des cinq blessures émotionnelles. Chacune de ces blessures façonne notre personnalité et nos réactions, influençant notre estime de soi et nos relations aux autres.

Mais comment savoir laquelle vous influence le plus ? Je vous propose ici un guide pratique avec cinq portraits inspirés de mes séances (par souci d’anonymat, ces personnages sont fictifs mais représentent bien des profils réels).

La blessure de rejet : Se sentir de trop

Exemple : Vincent, l’éternel effacé

Vincent, 38 ans, travaille dans une grande entreprise lyonnaise. Il est brillant mais manque de confiance en lui. Lors des réunions, il parle peu, persuadé que ses idées n’intéressent personne. Il se sent souvent invisible et évite les situations où il pourrait être mis en avant. En réalité, il souffre de la blessure de rejet, une peur profonde de ne pas être accepté qui l’amène à fuir inconsciemment les interactions sociales.

Comment la reconnaître ?

Peur de déranger, de ne pas être à sa place

Tendance à l’évitement et au repli sur soi

Sentiment d’invisibilité ou d’inutilité

Si vous vous reconnaissez dans ce profil, il est essentiel d’apprendre à prendre votre place et à affirmer vos besoins.

La blessure d’abandon : La peur d’être seul

Exemple : Chloé, toujours en quête d’amour

Chloé, 32 ans, vit seule mais ne supporte pas la solitude. Dès qu’elle se retrouve sans partenaire, elle panique, cherchant rapidement à combler ce vide affectif. Dans ses relations, elle a tendance à trop donner, espérant être aimée en retour. Cette dépendance affective découle de la blessure d’abandon, une peur viscérale d’être seule et de ne pas être assez importante pour les autres.

Comment la reconnaître ?

Dépendance affective et besoin constant de validation

Anxiété face à la solitude

Sensation de vide intérieur quand on est seul

Si cette blessure vous parle, il peut être utile de travailler sur votre autonomie affective et votre capacité à être bien avec vous-même.

La blessure de trahison : Le besoin de tout contrôler

Exemple : Marc, l’hyper-contrôlant

Marc, 45 ans, est un entrepreneur à succès. Il ne délègue rien et se méfie des autres, persuadé qu’ils finiront par le décevoir. Il ressent une forte colère lorsqu’on ne respecte pas ses attentes et a du mal à faire confiance. Son comportement est typique de la blessure de trahison, souvent liée à une enfance où une figure importante (parent, mentor) a manqué à ses engagements.

Comment la reconnaître ?

Besoin de contrôle et perfectionnisme

Colère face à la déception

Difficulté à faire confiance

Si vous vous retrouvez dans ce profil, il peut être libérateur d’apprendre à lâcher prise et à faire confiance aux autres.

La blessure d’humiliation : La peur d’être rabaissé

Exemple : Amandine, qui s’excuse d’exister

Amandine, 40 ans, est une mère de famille très investie. Elle fait passer tout le monde avant elle et s’oublie constamment. Elle a du mal à accepter les compliments et se rabaisse souvent. Dès qu’elle fait une erreur, elle se sent profondément honteuse. Elle porte en elle la blessure d’humiliation, une peur d’être jugée ou rabaissée qui pousse à l’autocensure et à l’auto-sabotage.

Comment la reconnaître ?

Difficulté à exprimer ses besoins et émotions

Sentiment de honte ou de culpabilité récurrent

Peur du regard des autres

Si vous souffrez de cette blessure, un travail sur l’affirmation de soi et l’auto-compassion peut vous aider à vous libérer de ce fardeau.

La blessure d’injustice : Un besoin de tout maîtriser

Exemple : Thomas, le perfectionniste rigide

Thomas, 36 ans, est un avocat reconnu pour son sérieux et son exigence. Il ne supporte pas l’injustice et est très dur avec lui-même. Il cache ses émotions sous une façade froide et contrôlée, car il a appris tôt qu’il ne devait pas montrer ses faiblesses. Il souffre de la blessure d’injustice, qui pousse à la rigidité, au perfectionnisme et à une forte exigence envers soi-même et les autres.

Comment la reconnaître ?

Perfectionnisme et exigence extrême

Difficulté à exprimer ses émotions

Besoin de prouver sa valeur en permanence

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, apprendre à accepter l’imperfection et à accueillir vos émotions peut être un vrai soulagement.

Et vous, quelle est votre blessure dominante ?

Vous vous êtes reconnu dans l’un de ces profils ? Identifier sa blessure dominante est une première étape vers un mieux-être. Si vous ressentez le besoin d’explorer ces mécanismes plus en profondeur, un accompagnement psychothérapeutique peut vous aider à avancer.

N’hésitez pas à me contacter pour en discuter, je propose des séances en cabinet à Lyon et en visio. Vous pouvez prendre rendez-vous directement via l’onglet contact en bas de cette page.

 

À propos de l’auteur

Frédéric Makhlouf, praticien en psychothérapie, dédié à guider ceux qui souhaitent entamer un parcours de résilience. Mon approche bienveillante encourage chacun à explorer ses difficultés pour retrouver équilibre et vitalité. Prêt à franchir le premier pas? Je vous propose un appel d’écoute pour vous accompagner dans cette démarche.