Quand exister semble déjà trop demander
La blessure de rejet est souvent décrite comme la plus profonde des blessures affectives.
Elle ne concerne pas uniquement le fait d’avoir été abandonné·e ou mal aimé·e.
Elle touche à la racine de l’identité : ce sentiment d’être “en trop”, d’être “faux”, de ne pas avoir le droit d’exister.
Elle naît généralement très tôt, parfois dès la petite enfance, dans des contextes où l’on ne se sent ni accueilli·e, ni entendu·e, ni reconnu·e comme une personne à part entière.
Elle peut provenir d’un parent distant, froid, critique, ou tout simplement émotionnellement indisponible.
Ce test n’a pas valeur de diagnostic. Il vous est proposé comme un auto-test de sensibilisation, un outil d’introspection pour mieux comprendre votre fonctionnement émotionnel.
Il peut être un point de départ pour mettre des mots sur un ressenti diffus.
En cas de souffrance intense, persistante ou de trouble psychique avéré, il est indispensable de consulter un médecin ou un psychiatre.
Ce test s’inspire des travaux de Lise Bourbeau
Ce test est inspiré de la typologie proposée par Lise Bourbeau dans son ouvrage de référence « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ».
La blessure de rejet y est décrite comme l’une des plus profondes et précoces, souvent à l’origine d’un effacement ou d’une peur de l’existence même.
Test – Vous reconnaissez-vous dans ces ressentis ?
1. Vous arrive-t-il de vous sentir invisible, même en présence d’autres personnes ?
- A. Non, je sens que ma présence est reconnue.
- B. Parfois, surtout dans les groupes.
- C. Très souvent. J’ai l’impression de ne jamais vraiment compter.
2. Vous avez tendance à :
- A. Vous affirmer et prendre votre place.
- B. Rester discret·e, mais vous adaptez.
- C. Vous vous effacez, par peur d’être jugé·e ou rejeté·e.
3. Quand quelqu’un vous critique ou vous ignore :
- A. Vous relativisez, tout le monde peut avoir un moment de distance.
- B. Vous vous remettez en question.
- C. Vous ressentez une douleur intense, comme une confirmation que vous n’avez pas de valeur.
4. Vous avez souvent l’impression :
- A. D’avoir votre place, même si tout n’est pas parfait.
- B. D’être toujours un peu à côté, pas tout à fait dans le lien.
- C. De ne pas être légitime d’exister tel·le que vous êtes.
5. Vous vous décririez comme :
- A. Bien dans votre peau.
- B. Sensible et prudent·e.
- C. Hypersensible, très fragile émotionnellement.
6. Votre rapport aux relations affectives est marqué par :
- A. Une relative stabilité.
- B. Des peurs modérées, mais gérables.
- C. Une difficulté à créer des liens profonds, ou une peur panique d’être repoussé·e.
7. Quand vous vous exprimez :
- A. Vous êtes à l’aise, même si on n’est pas toujours d’accord.
- B. Vous avez besoin de temps, mais vous y arrivez.
- C. Vous avez souvent l’impression de déranger, ou que votre parole n’a pas de poids.
Résultats – Éclairage sur vos réponses
– Majorité de A : Vous semblez avoir une construction identitaire solide, avec un sentiment d’existence reconnu.
– Majorité de B : Vous présentez une certaine vulnérabilité identitaire.
– Majorité de C : Vos réponses évoquent une blessure de rejet marquée. Il est essentiel de ne pas rester seul·e avec cette souffrance.
Ce que la thérapie peut vous apporter
En thérapie, on peut :
– retrouver le sentiment fondamental d’exister
– identifier les messages internes de dévalorisation
– restaurer une image de soi apaisée
– se reconnecter à ses besoins et à son droit d’exister
Vous sentez que ce texte vous parle ?
Un accompagnement thérapeutique peut transformer cette blessure en une force de présence et de sensibilité.
À propos de l’auteur
Frédéric Makhlouf, praticien en psychothérapie, dédié à guider ceux qui souhaitent entamer un parcours de résilience. Mon approche bienveillante encourage chacun à explorer ses difficultés pour retrouver équilibre et vitalité. Prêt à franchir le premier pas? Je vous propose un appel d’écoute pour vous accompagner dans cette démarche.