La courbe de Kübler-Ross : un repère, pas une règle

La plupart d’entre nous avons entendu parler des fameuses cinq étapes du deuil décrites par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Cette courbe a permis de reconnaître que le deuil n’était pas un état figé, mais un processus émotionnel. Pourtant, avec le temps, ce modèle s’est transformé, parfois malgré lui, en injonction sociale à « bien vivre son deuil ».

Dans mon cabinet de psychothérapie à Lyon, je vois régulièrement des personnes qui se sentent coupables de ne pas “passer” à l’étape suivante. Ou qui ont l’impression d’avoir “raté” leur deuil parce qu’elles ne ressentent pas ce qu’on leur a dit qu’elles devraient ressentir.

Le deuil n’est pas linéaire… et ce n’est pas grave

Faire son deuil, ce n’est pas cocher des cases dans un ordre précis. C’est vivre, ressentir, parfois être submergé, parfois se sentir étrangement vide. C’est aussi avancer, puis reculer, puis avancer à nouveau.

Parfois, le deuil peut durer des mois, des années, ou revenir par vagues, longtemps après. Et ce n’est pas un problème. Au contraire, c’est souvent le signe que la relation que nous avions avec la personne disparue est riche, complexe, intime. Il n’est pas nécessaire d’oublier pour aller mieux. Il n’est pas obligatoire non plus de penser à la personne tous les jours. Chacun son rythme, chacun sa façon d’aimer et de se souvenir.

Quand la fin de vie laisse des traces

Accompagner quelqu’un en fin de vie peut ajouter une dimension supplémentaire au deuil : la mémoire des derniers instants. Parfois très douloureux. Parfois ambivalents. Beaucoup de mes patients me disent qu’ils se sentent partagés entre la tendresse du souvenir et la souffrance de l’au revoir. Là aussi, il n’y a rien à “réussir”. Il n’y a rien à effacer non plus. Ces dernières images font partie de ce que nous avons vécu. Elles ont besoin d’être accueillies, écoutées, honorées.

Se faire accompagner dans son deuil : un espace pour respirer

Dans mon cabinet de psychothérapie à Lyon, je reçois des personnes confrontées à toutes sortes de deuils : la perte d’un parent, d’un enfant, d’un conjoint, d’un ami… mais aussi parfois la perte d’un lien, d’un projet de vie, d’une santé, d’un repère. Chaque deuil est singulier. Et parfois, en parler aide à s’autoriser à ressentir, à sortir de la solitude, à trouver un souffle nouveau, sans trahir ce qui a été vécu.

Vous n’êtes pas seul·e

Si vous avez perdu quelqu’un — récemment ou il y a longtemps — et que vous vous sentez perdu·e, épuisé·e, bloqué·e ou coupable… vous avez le droit de chercher du soutien. Vous avez le droit de faire le deuil à votre façon. Vous avez le droit de ne pas aller bien tout de suite. Le deuil n’est pas une faiblesse. C’est une expression de l’amour et de l’attachement que nous avons portés à ceux qui ont compté.


Je suis à votre écoute si vous ressentez le besoin d’être accompagné·e dans votre deuil. Vous pouvez me contacter pour un premier échange bienveillant dans mon cabinet de psychothérapie à Lyon.

À propos de l’auteur

Frédéric Makhlouf, praticien en psychothérapie, dédié à guider ceux qui souhaitent entamer un parcours de résilience. Mon approche bienveillante encourage chacun à explorer ses difficultés pour retrouver équilibre et vitalité. Prêt à franchir le premier pas? Je vous propose un appel d’écoute pour vous accompagner dans cette démarche.