Il suffit d’avoir vécu une crise d’angoisse une seule fois pour redouter qu’elle revienne. Le cœur qui s’emballe, l’impression de manquer d’air, la peur de perdre le contrôle, de mourir… Et pourtant, ce que l’on redoute ensuite n’est souvent plus la crise en elle-même, mais la peur de la revivre. C’est ce qu’on appelle communément le trouble panique.
Quand l’anxiété devient un cercle vicieux
Une première crise souvent traumatisante
Beaucoup de personnes racontent la même chose : un jour, sans prévenir, le corps se met à hurler. Palpitations, sueurs, vertiges, nausée, sensation d’étouffement ou de menace imminente. On appelle parfois le SAMU, persuadé de faire une crise cardiaque ou un AVC… Et pourtant, les examens médicaux ne révèlent rien de grave. Ce que l’on a vécu, c’est une crise d’angoisse. Un signal du corps et de l’esprit.
Ensuite vient la peur que ça recommence
Le lendemain, on évite de sortir seul, d’aller dans les lieux publics, de faire du sport ou même de conduire. Le moindre battement de cœur un peu fort déclenche une alerte intérieure. Ce n’est plus seulement l’angoisse : c’est l’angoisse d’avoir une angoisse, qui peut s’installer durablement.
Mais au fait, qu’est-ce que l’angoisse ?
L’angoisse est souvent définie comme une peur sans objet réel ou identifié, ou comme une peur disproportionnée par rapport à la réalité de l’objet. Elle se manifeste à la fois dans le corps et dans l’esprit, sans toujours que l’on sache « pourquoi ». Elle peut surgir à des moments où tout semble aller bien, et c’est précisément cela qui déstabilise.
Loin d’être imaginaire, elle est une réponse du système nerveux, une alarme déclenchée à tort… mais avec une force bien réelle.
Ce que vous vivez est un trouble connu : le trouble panique
Le trouble panique, c’est ce moment où la peur devient plus forte que tout, jusqu’à coloniser l’anticipation. C’est un trouble anxieux bien identifié, et non un signe de folie ou de faiblesse. Il concerne des milliers de personnes et peut se traiter efficacement.
Quelques vérités rassurantes
Une crise d’angoisse ne tue pas
Aussi intense soit-elle, une crise d’angoisse ne provoque pas la mort. Ce n’est pas une crise cardiaque. Ce n’est pas un AVC. C’est une réaction excessive du système nerveux autonome. Vous ressentez des symptômes violents, parfois insoutenables, mais ils ne mettent pas votre vie en danger.
Vous n’êtes pas seul
Il est très fréquent d’appeler les urgences lors d’une première crise. Beaucoup de gens racontent avoir eu « la peur de leur vie »… avant de découvrir qu’ils avaient vécu une attaque de panique. C’est une expérience marquante, mais vous n’êtes pas seul à l’avoir vécue.
On peut apprendre à vivre autrement
Avec un accompagnement psychothérapeutique, on apprend à reconnaître les signaux, à les accueillir sans les craindre, à reconstruire de la sécurité intérieure. Il est possible de retrouver une vie sereine, sans vivre dans la crainte d’une nouvelle attaque. Et ce processus peut commencer en douceur.
Et si on en parlait ensemble ?
Dans mon cabinet à Lyon, je reçois des personnes qui vivent ce type de trouble anxieux. Mon approche est bienveillante, sans jugement, et adaptée à votre rythme. Si vous vous êtes reconnu(e) dans ces lignes, n’hésitez pas à me contacter. Parler de cette peur, c’est déjà commencer à l’apprivoiser.
À propos de l’auteur
Frédéric Makhlouf, praticien en psychothérapie, dédié à guider ceux qui souhaitent entamer un parcours de résilience. Mon approche bienveillante encourage chacun à explorer ses difficultés pour retrouver équilibre et vitalité. Prêt à franchir le premier pas? Je vous propose un appel d’écoute pour vous accompagner dans cette démarche.